Débat protection sociale : Les impacts du Stress Post Traumatique

Débat protection sociale : Les impacts du Stress Post Traumatique

La 3e édition du Grand Débat Tégo, colloque annuel des acteurs de l’économie sociale des forces de Défense et de Sécurité organisé par la Fédération Tégo, s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier, autour du thème : « Stress post-traumatique : quelles solutions pour les proches ? » et a réuni près de 250 invités.

Une dizaine d'intervenants nous ont apporté leurs éclairages durant ce Grand Débat Tégo :

  1. Le Général Patrick Felten, Président de la Fédération Tégo
  2. Le Colonel Antoine BRÛLÉ, Chef de la Cellule d’Aide aux Blessés de l’Armée de Terre
  3. Le Médecin en Chef Laurent MARTINEZ, coordonnateur du service médico-psychologique et référent du stress post-traumatique du Service de Santé des Armées
  4. Christian BIANCHI, Directeur adjoint et directeur de l’assurance maladie de la Caisse Nationale Militaire de Sécurité Sociale
  5. Catherine PINSON, Chef de service du soutien psychologique opérationnel de la Police Nationale et psychologue clinicienne
  6. Docteur Myriam PIERSON, pédo-psychiatre
  7. Valérie MEUNIER, Conseillère technique à la Sous-Direction Action Sociale du Ministère des Armées
  8. Florence LENDROIT, Présidente de l’Association Nationale des Femmes de Militaires (ANFEM)
  9. Le Colonel LAURENT LECOMTE, secrétaire général de la Fondation Maison de la Gendarmerie
  10. Nathalie BARRE TRICOIRE, Déléguée Générale de la Fédération Tégo

Les meilleurs moments de la soirée du Grand Débat Tégo en vidéo

 

Témoignages d’experts, l’éclairage du Service de Santé des Armées

Lorsque les militaires et policiers subissent une blessure psychique, ils peuvent bénéficier d’un véritable suivi, mis en œuvre par différents acteurs. Leurs familles peuvent aussi être soutenues, mais elles n’ont pas toujours connaissance des dispositifs d’aide. C’est pour renforcer cet accompagnement que la Fédération Tégo a souhaité les mettre en lumière,  et provoquer le débat autour de ces questions.

 

« La famille du blessé psychique est aujourd’hui mieux prise en compte dans processus de prise en charge du blessé SPT » affirme le Médecin en Chef Laurent Martinez, coordonnateur du service médico-psychologique et référent du stress post-traumatique du Service de Santé des Armées. Tout plaide en effet pour associer conjoint et enfants. Bien que l’alerte vienne parfois du commandement, la famille est le premier témoin du malaise. Les victimes de stress post-traumatique hésitant souvent à demander de l’aide, de peur d’être perçus comme faibles par leurs pairs, ce sont leurs épouses ou leurs enfants, souvent, qui les poussent à se soigner.

Retrouvez l’intégralité des interventions du Médecin Martinez

 

Les familles aident les victimes, mais elles doivent aussi être aidées, car les traumatismes vécus par leurs proches ont parfois un grand retentissement chez elles. « Chez les enfants, les symptômes peuvent revêtir des formes très différentes, tristesse, hyperexcitation, troubles du sommeil, de l’alimentation, de l’apprentissage, conduites addictives… explique le docteur Myriam Pierson, pédopsychiatre. « Certains ne manifestent rien pendant des années, jusqu’au moment où ils s’effondrent. Il est important de les prendre au sérieux ».

 

Retrouvez l’intégralité de l’intervention du docteur Myriam Pierson

 

L’ANFEM, association nationale des femmes de militaires, souvent sollicitée sur la question, constate malheureusement que certaines épouses en grande détresse ne savent pas à quelle porte frapper face aux troubles de leurs conjoints et de leurs enfants.

Retrouvez l’intégralité de l’intervention de Florence Lendroit, présidente de l’ANFEM

 

Pourtant, pour aider les familles, de nombreux dispositifs existent déjà.
Des aides sur le plan opérationnel, mais aussi financières

  • Le service d’action sociale du ministère des armées sensibilise ses travailleurs sociaux à la détection du stress post-traumatique lorsqu’ils rencontrent les militaires et leurs familles, afin de pouvoir les aiguiller vers le personnel soignant compétent, puis les accompagner au mieux socialement.

Retrouvez l’intégralité de l’intervention de Valérie Meunier, de la sous-direction action sociale

 

 

  • La Cellule d’aide aux blessés de l’Armée de Terre, a pour mission d’accompagner en urgence les blessés et leurs familles, en complément des parcours de soin. Aujourd’hui, elle intervient aussi lorsque les arrêts de travail sont longs, ce qui est le cas dans l’immense majorité des stress post-traumatiques.

Retrouvez l’intégralité de l’intervention de Antoine Brulé, chef de la CABAT

 

 

  • La plateforme téléphonique dédiée à la communauté Défense et Sécurité et à leurs familles est Ecoute Défense. Au bout du fil, des psychologues du Service de Santé des Armées répondent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et aiguillent leurs interlocuteurs vers une prise en charge individuelle, soit en ville, soit dans des hôpitaux militaires. 200 membres de familles ont été traités en 2017.

Retrouvez l’intégralité des interventions du Médecin Chef Martinez  sur notre chaîne You Tube

 

  • L’assurance maladie de la Caisse Nationale Militaire de sécurité sociale, en plus des séances spécifiques avec des psychiatres, peut prendre en charge des consultations

Retrouvez l’intégralité de l’intervention de Christian Bianchi, directeur adjoint de la CNMSS,  sur notre chaîne You Tube

 

 

  • L’hôpital militaire de Bordeaux Robert Picqué propose des groupes de paroles aux femmes des militaires touchés par un stress post-traumatique. « On peut y dire des choses qui ne sont pas comprises par l’entourage, on se sent moins seules », témoigne une participante. L’hôpital d’instruction des Armée Sainte-Anne, à Toulon, pratique également des thérapies familiales.

 

  • La Fondation Maison de la Gendarmerie propose des stages familiaux, pendant lesquels les victimes, mais aussi leurs proches, sont amenés à s’exprimer sur cette blessure invisible.

Retrouvez l’intégralité de l’intervention du colonel LECOMTE, de la Fondation Maison de la Gendarmerie

  • Le service du soutien psychologique opérationnel de la Police Nationale, composé de 90 psychologues cliniciens, a mené environ 2 500 actions post-traumatiques, en individuel ou en collectif (chiffre 2017).

Retrouvez l’intégralité de l’intervention de Catherine Pinson, chef de la SSPO de la Police Nationale

 

En complément des dispositifs institutionnels existants, l'Entraide Tégo contribue à cette prise en charge. Elle soutient financièrement les associations qui viennent en aide aux victimes du SPT et à leurs familles, et peut délivrer des aides financières directes grâce à son fonds social. En parallèle, à travers son réseau de 22 délégués dédiés à l’entraide et à sa plateforme d’accompagnement téléphonique, Tégo intervient au plus près des personnes concernées.

 

« Bien que des dispositifs d’accompagnement émergent à différents niveaux, ils doivent être encore renforcés au profit des familles de la communauté Défense et Sécurité. Notre rôle est d’être « lanceur d’alerte » et de rassembler tous les acteurs de notre communauté sur ce sujet. Plus que jamais la Fédération Tégo souhaite se mobiliser pour ceux qui nous protègent et leurs proches. », a conclu le Général Patrick Felten, Président de la Fédération Tégo.

Retrouvez l’intégralité des interventions de Patrick Felten, Président de la Fédération Tégo

et de Nathalie Barre-Tricoire, déléguée générale.

 

 

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